FIN + American Association of Teachers of French (AATF)

Christian Gaujac, French in Normandy, recently attended the 92nd annual convention of the American Association of Teachers of French (AATF) held July 14-17, 2019, in Philadelphia. He has been working for more than 30 years in FLE is in now in charge of partnerships in his school. Christian was an active participant as an exhibitor in this unique gathering of over 300 French teachers from around the U.S. and from several other countries. Participants in the convention were able to learn about the history of Philadelphia and its relationship to France through lectures and presentations as well as numerous excursions. In addition, there were over 120 workshops and sessions on the teaching and learning of French and the cultures of the Francophone world.

The AATF, founded in 1927, is the largest national association of French teachers in the world
with nearly 9500 members. It is organized around 70 local chapters and governed by a national
Executive Council of 18 members. National Headquarters are located in Marion, Illinois. The
AATF publishes the French Review and the National Bulletin and holds an annual convention
which alternates between sites in Francophone countries such as Canada, France, and also in the
U.S. Its award-winning Web site [www.frenchteachers.org] contains a multitude of information
and materials of interest to French teachers at all levels. The AATF also sponsors the National
French Contest and National French Week (Nov. 4-10, 2019).

Schools & Agents at French in Normandy

In this article, Lynne Farrugia, who is one of the owners of Schools & Agents, takes us through her experience as a student in Rouen and at French in Normandy.

She came to French in Normandy as a guest, took a course with us and stayed with one of our host families. During the day, she had time to explore our beautiful city. Here’s what she was up to during her week in Rouen.


I had the pleasure of being invited to Rouen and French in Normandy from 7th to 14thJune. Unfortunately, I couldn’t stay longer due to other work commitments.  The purpose of this visit was to experience the city as well as the school and the host family, as any other student would. This article as well as the pictures and posts during the week aim to help agents understand better what a student should expect from this beautiful corner in France… read more.


French in Normandy in China

French in Normandy will be pleased to meet potential students at the Campus France workshops in Beijing, Dalian and Nanjin, China on April 13th, 14th and 21st, 2019. 


Be sure to register on the Campus France Education Fair website in order to upload your CV or to ask for appointments.

诺曼底法语学校

诺曼底法语学校,是一家部际认证的语言中心。它位于诺曼底大区首府-鲁昂,一座历史悠久的艺术之城,因其美轮美奂的建筑、教堂和圣女贞德而闻名。

学校全年开放,为学生提供普通法语课程或商贸法语课程。可以一对一授课,也可以是最多4人组成的小班授课,还可以小班授课与个人授课相结合。学校是可以组织TCF考试的认证语言中心,与鲁昂另一家可以报考DELF/DALF考试的语言中心有合作关系。学校帮助学生备考DELF/DALF考试,2017年DALF 考试的通过率为98%。学校也与法国国立面点甜点学院、厨师学校(马赛勒索瓦日高中),鲁昂电子工程高等工程师学院和诺欧商学院建立了合作关系,这为本校的学生提供了可以在这些合作院校继续学习的机会。

学校提供包括甜点、面点、厨师国家文凭项目和高等教育课程:硕士、MBA。学校的专业团队将全程陪伴学生的学习阶段并为学生更好地融入当地生活提供帮助。

 

学校介绍单页学校网站 – 校友感言

参与城市: 北京、大连、南京

 

35 kg 210 g de nourriture | LES RESTOS DU CŒUR


Merci pour votre générosité !

35 kg 210 g de nourriture récoltes pour les Restos du Coeur. Merci aux étudiants de French in Normandy!

LES RESTOS DU CŒUR

Fondés par Coluche en 1985, les Restos du Cœur est une association loi de 1901, reconnue d’utilité publique, sous le nom officiel de « les Restaurants du Cœur – les Relais du Cœur ». Ils ont pour but « d’aider et d’apporter une assistance bénévole aux personnes démunies, notamment dans le domaine alimentaire par l’accès à des repas gratuits, et par la participation à leur insertion sociale et économique, ainsi qu’à toute action contre la pauvreté sous toutes ses formes ».

Presque 30 ans plus tard, ce sont 130 millions de repas équilibrés qui sont distribués par l’association (2012-2013). Les Restos du Cœur ont malheureusement largement franchi la barre d’un milliard de repas servis depuis leur création…

Aujourd’hui, les carences alimentaires les plus graves ont presque disparu, mais la pauvreté a pris un autre visage : accidents de la vie, contrats précaires et travailleurs pauvres, jeunes de moins de 25 ans ne disposant pas du RSA, retraités disposant du seul “minimum vieillesse”…

En France, plus de 8 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté. Source : Rapport INSEE sur la précarité en France du 30 août 2011 (chiffres INSEE 2009)

Au-delà de l’aide alimentaire, les Restos du Cœur ont très vite étendu leurs actions à l’aide à la personne et à l’insertion. Car pour sortir durablement de l’exclusion, un repas ne suffit pas. Il faut aussi résoudre toutes les difficultés (retrouver un emploi, avoir un toit,…) pour une insertion durable.

La plus grande partie des ressources de l’association provient des dons et legs (46.1 % en 2012/201). S’y
ajoutent les produits des opérations Enfoirés (12.3 % en 2012/2013) et les subventions des collectivités publiques (en 2012/2013, 17.4% pour les organismes nationaux, 11.7 % de produits en provenance de l’Union Européenne et 9.1% de produits divers et financiers).

Les Restos du Cœur sont très soucieux d’utiliser au mieux ces fonds publics et privés : les frais généraux sont réduits (7% en 2012-2013) et les dépenses superflues éliminées. En conséquence, plus de 93 % des ressources sont consacrés aux actions de l’association.

L’activité de l’association ne s’exerce que sur le territoire français métropolitain. Il n’existe aucune association agréée en dehors de l’Hexagone, car cela nécessiterait des structures de gestion beaucoup plus lourdes et donc plus onéreuses. Et, parce que les législations et les règles fiscales sont différentes, aucune association basée ou opérant à l’étranger ne relève de l’association française.



 

Le football c’est l’école de la vie… Albert Camus ⚽️🏃🏾

football ecole de la vie5 Groupement fle schools supported a competition organised by the French linguistic attaché in Spain, Manuela Ferrero Pinto. The French Ambassador, M Yves Saint-Geours in Spain was the guest of honour at the Institut Français de Madrid at the ceremony to give out the prizes to enthusiastic young learners of French.

The national competition, to celebrate the anniversary of French author Albert Camus’ Nobel Prize award, was organised by the Institut Français in Spain. Existential author Camus was 44 when he received the award and had been a first class footballer until tuberculosis cut short his sporting career.

Groupement fle schools Accent Français , CMAF, Cap d’ail, French in Normandy, Institut de Touraine and LSF all supported the initiative giving a week of French lessons to winning teams of 6 from various schools throughout Spain. 

Said Groupement fle spokesperson Eleri Maitland, who was present at the ceremony on behalf of GFLE, “Groupement fle is proud to partner the Institut Français in Spain. Our job is to encourage and support initiatives that put the French language centre stage. Naturally, as the number one network of French language schools in France, it is our role to work closely with French government institutions to encourage and promote the French language. We are delighted to have been instrumental in this fantastic and very successful project and we look forward to welcoming the winners to France this year“.


Où l’approche neurolinguistique a passé un CAP (Congrès Asie Pacifique)


Du 20 au 24 Septembre 2017, le IVe CAP (Congrès Asie Pacifique) de la FIPF s’est tenu à l’Université de Kyoto et à l’Institut français du Japon-Kansai. Un moment charnière dans l’évolution de l’enseignement du FLE.



Congrès Asie PacifiqueFrench in Normandy est, à ce jour, la seule école de France a avoir porté un intérêt à l’Approche Neurolinguistique.
Elle a embauché ces deux dernières années trois enseignants formés à cette approche, les seuls à la pratiquer dans toutes l’Europe jusqu’à maintenant. Sans avoir mis en œuvre une réforme intégrale ou brutale de ses pratiques pédagogiques, elle encourage l’adaptation progressive  et contextualisée des stratégies d’enseignement proposées par cette méthodologie, initialement élaborée au Canada, puis qui a essaimé en Chine et se développe actuellement de plus en plus au Japon, en Colombie ainsi qu’en Iran.

J’avais été à l’origine de la première formation initiale, complète, à la fois théorique et pratique, à cette approche – désignée sour l’acronyme ANL – au Japon, en mars 2015. C’est à ce titre que j’ai été sollicité, il y a quelques mois, pour intervenir au quatrième congrès de la Fédération Internationale des Professeurs de Français pour la zone Asie, à y présenter l’état actuel de mon travail concernant ce domaine, que je mène en collaboration avec le Dr Steeve Mercier de l’université Laval, et à participer à une table ronde sur les difficultés relatives à l’adoption de ce « nouveau paradigme » pédagogique.Congrès Asie Pacifique

Les cinq journées qui viennent de se dérouler, dans le magnifique cadre de l’université de Kyoto et de l’Institut
Français de cette même ville, auront fait  battre mon cœur à plus d’un titre. Tout d’abord, parce que les Congrès Asie Pacifique de la FIPF sont un évènement majeur pour la diffusion de la langue et de la culture de France, évidemment, mais aussi parce que c’est au travers de ces congrès que j’ai perçu, il n’y a pas loin d’une dizaine d’année, l’ampleur et l’enjeu de la diversité des langues française et des cultures francophones. Il y a, lors de la rencontre des enseignants de langue de pays aussi variés que l’Australie et le Vietnam, l’Inde et la Mongolie, la Nouvelle-Zélande et la Corée (pardon pour la longue liste des pays participants que je ne peux prendre la peine d’énumérer dans ces quelques lignes), quelque chose d’extraordinaire qui se joue pour notre idéal de paix mondiale. Au travers des échanges d’idées et de pratiques pédagogiques, au travers de débats, parfois acerbes, les esprits s’éclairent d’idées lumineuses. Une averse de ces petits moments d’intercompréhension où les différences culturelles se trouvent dépassées par la passion pédagogique qui nous relie.

Les incompréhensions, toujours possibles avec ceux dont on ignore tout, sont convertis en un accès à l’altérité. Malgré les coutumes et les postures liées à la fonction et à la nation d’appartenance, tous tendent la main et l’oreille pour se dire et se comprendre. Le type d’évènement, donc, qui trace le sillon d’un avenir un peu plus optimiste que celui qui nous est quotidiennement présenté par les médias grands publics. 

Congrès Asie PacifiqueLe Congrès Asie Pacifique de la FIPF a fait battre mon cœur parce qu’il s’est tenu au Japon, pays où j’ai passé un tiers de mon existence, pays qui a guidé ma démarche intellectuelle durant le double de temps, avec lequel je me suis marié mais qui, s’il fait définitivement partie de mon foyer, est actuellement géographiquement éloigné pour moi. J’étais donc très heureux que ce magnifique évènement francophone se tienne dans ce pays unique à tout autre pour moi, et aussi très fier que le Japon m’ait invité à me joindre à lui à cette occasion, à Kyôto, la capitale impériale, splendide incarnation urbaine de l’esthétique traditionnelle nippone. On ne pouvait souhaiter un espace plus resplendissant pour les retrouvailles de ces Lumières francophones du grand est.

Enfin, ce CAP FIPF me paraît marquer un tournant dans l’histoire de l’enseignement des langues ou, à tout le moins, pour l’enseignement du FLÉ/FLS, car, depuis un peu plus de 9 ans que j’ai découvert l’approche neurolinguistique, je dois dire que, pour pragmatique que soit son orientation et empirique que soit sa démarche, c’est bien la première fois qu’elle n’est plus évoquée en terme de curiosité pédagogique mais bien présentée comme une perspective essentielle et à prendre en compte pour répondre au besoin actuel d’un enseignement efficace des langues. Le Cadre Européen de Référence pour les Langues est dans tous les esprits désormais. Nous autres enseignants de langue savons où nous devons mener nos apprenants. Le « quoi » apprendre ne fait plus guère difficulté. Mais le « comment » l’enseigner continue à poser des problèmes. Faire non pas seulement apprendre des langues mais bien les acquérir, au sens de développer une habileté à communiquer réellement, avec aisance et précision, voilà l’enjeu. C’est pour moi, à n’en pas Congrès Asie Pacifiquedouter, parce que les propositions de l’ANL répondent à ces préoccupations des enseignants que nous avons pu assister, lors du congrès de cette année, à plus de dix présentations portant sur les techniques pédagogiques des praticiens de cette approche, puis à la table ronde extrêmement constructive portant sur « les difficultés d’implantation de l’approche neurolinguistique en milieu asiatique » qui aura clôt les échanges.

L’assemblée des enseignants, des universitaires et des institutionnels rassemblés y ont en effet dégagé l’idée que, pour ceux qui auront choisi une démarche scientifique, s’appuyant sur une théorie de l’acquisition empiriquement fondée et prônant l’évaluation des résultats des stratégies d’enseignement, il n’est plus temps de se préoccuper des difficultés liées à des oppositions de principe, de posture ou d’organisation : désormais, il devra s’agir d’analyser les contraintes propres à tout cadre éducatif afin de pouvoir tirer profit, là où on enseigne, des résultats enthousiasmants du FI (Français Intensif), mouture initiale de l’approche développée au Canada, et actuellement toujours modèle des dispositifs ANL qui ont pu se développer aux quatre coins du monde.

En bref, l’intérêt grandissant manifesté pendant ces cinq jours dans les discussions et les demandes de formation pratique qu’on m’a faites pour cette méthodologie, qui aura vingt ans l’année prochaine, témoigne que, manifestement, l’ANL a passé un cap !

Olivier Massé
Kyoto, Japon


 

 


 

« Une langue proche pour aller loin » …

« Une langue proche pour aller loin », ou l’enjeu de l’interculturel que dévoilent les préoccupations linguistiques

L’azur lumineux du ciel de méditerranée, pourfendu par les fumées de l’Etna, nous rappelle qu’ici Ulysse dut trancher la tête de la Méduse à l’aube de nos civilisations. Splendeur de l’architecture arabonormande, parfois teintée de mosaïquesles preoccupations linguistiquesbyzantines, l’omniprésence des églises aurait pu être accablante si chacune d’elle n’était une pièce incomparable dans un défilé de chefs d’œuvre extraordinaires qui nous racontent mille an d’histoire de l’art. La Sicile, à la croisée des mondes grec, carthaginois, romain, puis arabe, normand, ottoman, espagnol… et il m’en manque certainement…

Quel cadre extraordinaire pour ces quatre journées de formation (Palerme, Caltanissetta, Catane, Barcellona Pozzo di Gotto) consacrées à former des formateurs à devenir à leur tour… formateurs de formateur. Bon, j’en conviens, cette espèce de périssologie est fort lourde et le premier qui l’a commise a fait preuve d’une évidente maladresse dans sa formulation ; néanmoins, c’est bien le terme consacré dans le monde de la formation, notamment, chez les profs de langue. On m’a donc demandé d’intervenir auprès de professeur d’écoles, de collèges ou de lycées de l’île du sud de l’Italie, qui auront bientôt en charge l’accompagnement d’autres enseignants qui devront, eux, introduire la langue et la culture française à des petits du primaire et aussi de maternelle.

Quand bien même j’ai eu le bonheur d’enseigner le théâtre et le kendô à des enfants, à vrai dire de tous âges, quand j’étais encore tout jeune homme, je dois avouer que j’étais assez inquiet de cette rencontre avec ces professeurs italiens, car je n’ai jamais enseigné le français langue étrangère à des petits (même si j’ai plusieurs fois accompagné quelques professeurs dans la mise en place de leurs dispositifs de classe alors qu’ils se préparaient à entreprendre des « cours enfants » en Asie). Bref, j’allais avoir affaire à des enseignants ayant nécessairement une bien plus grande expertise de ce qui serait à transmettre à leurs stagiaires, futurs professeurs de français, que moi-même. Comment aborder la chose ?

Les années passées à mettre en œuvre plusieurs actions de démarches qualité pour les Instituts Français, d’une part, ainsi que les travaux de réflexivité pédagogique menés lors des séances du module Pratique de classe pour le DUFLE Japon, d’autre part, les formations « kaizen » données en Alliance Française, enfin, m’ont cependant appris à faire formuler, par les enseignants, les objectifs, les étapes et les démarches nécessaires à l’élaboration des processus de formation adaptés à leur cadre d’action.

C’est ainsi que, avant de livrer quelques outils pratiques et, surtout, de rendre compte des parcours déjà suivi par d’autres enseignants pour réaliser des outils de formation utiles, nous avons d’abord défriché le terrain pédagogique sicilien à partir d’une maïeutique des spécificités de leurs apprenants. J’en tire deux observations remarquables, dignes, me semble-t-il, d’être livrées à la communauté des lecteurs numériques de mes méditations pédagogiques.

Tout d’abord, lorsqu’on interroge les enseignants italiens sur le ressenti de leurs élèves, ou bien des parents de leurs élèves, ceux-ci nous disent que leurs principales préoccupations par rapport à la langue française sont… la prononciation et la grammaire. La prononciation et la grammaire ? J’ai trouvé cela assez surprenant, car, de mon côté, une belle histoire d’amour, qui m’a fait passer de l’adolescence à ma vie de jeune homme, m’a permis d’apprendre la langue italienne sansque jamais je ne me questionne ni sur l’une, ni sur l’autre. Et d’ailleurs, ma petite amie de l’époque (qui est désormais, elle même aussi, professeur de langue à New York) ne me semble pas avoir exprimé la moindre difficulté quant à ces deux points quand, en parallèle, elle a appris la langue française. Prononciation ? Grammaire ? Pourquoi ces réactions ? Pourquoi ces inquiétudes linguistiques ? Je vous avoue que j’ai la réponse clairement en tête, de même que les moyens de les guérir définitivement et assez aisément. Mais je ne vous livrerai mon secret que si vous suivez une formation en neurolinguistique !

Surtout, ce dont je voudrais prendre acte aujourd’hui, c’est le fait que, quelques soient les langues, qu’elles soient considérées comme « lointaines » (comme le japonais, le swahili ou le chinois) ou qu’il s’agisse de langues dites « proches » (en l’occurrence pour nous les langues romanes, – italien, espagnol, portugais, roumain et quelques autres), ce qui achoppe, quand elles sont apprises en classe, c’est systématiquement la même chose : prononciation et grammaire. Cela révèle assez nettement que la catégorisation en « langues proches » et « langues lointaines » n’est manifestement d’aucune utilité pour les enseignants, qui sont systématiquement confrontés aux mêmes difficultés, quelles que soient les langues. Catégorisation linguistique, descriptive donc, dont on ne voit guère ce qu’on peut en tirer du point de vu pédagogique s’il s’agit de développer l’aisance dans l’échange en langue étrangère.

Dans le même temps – et c’est la seconde chose que j’ai retenu de cette première expérience sicilienne – il est bien évident qu’il y a un accès aux « langues voisines » beaucoup plus rapide, parfois même presque immédiat, tant qu’il y a une transparence dans le lexique, dans les structures, dans les manières de se comporter et les référents culturels. Cela dit, il faut rester prudent : les faux-amis sont légions dans le lexique et, quand aux codes gestuels, il s’en trouve aussi. Bien sûr, on ne peut pas décoder le sens de la tête incliné des Japonais tant qu’on n’a pas appris ce code de leur langue silencieuse, mais il serait naïf de croire que les mouvements de mains qui accompagnent les propos des Italiens ne sont que des jeux d’emphase et des appels à la connivence, – certains se trouvant être de véritables phrases à part entière qui n’ont pas d’équivalent en français.

Retenons en tout cas que les locuteurs de langues latines peuvent aisément entrer dans les textes qui sont écrits dansd’autres langues latines et, ce faisant, faire l’expérience de… ce que… finalement, il ne comprennent pas, ou pas bien. En fait, contrairement à la confrontation à une langue-culture très éloignée, qui exige beaucoup de patience dans l’apprentissage avant de rendre possible la découverte de l’inattendu, l’entrée dans les langues proches permet – si j’ose dire, à moindre frais – de faire l’expérience interculturelle fondamentale de la différence et de la proximité. En apprenant les langues, en côtoyant leurs locuteurs surtout, on découvre des habitudes qu’on ignore, des comportements inattendus qui sont usuels chez d’autres peuples et qui rendent relatives nos évidences. C’est le point de départ du développement des compétences intercuturelles : capacité à identifier ses représentations, à les relativiser, à concevoir que d’autres représentations sont possibles, à juger de la valeur d’universalité – ou non – de certaines attitudes et de certains comportements.

Voilà un argument de poids pour encourager les petits européens à se jeter sans hésiter dans l’expérience de l’apprentissage d’une langue proche. « Une langue proche pour aller loin », brillante formule promotionnelle forgée par l’Institut Français d’Italie. Car là se trouve l’enjeu éducatif de l’apprentissage du français par les petits italiens – et il devrait en être de même de l’apprentissage de l’italien par les petits français : former aussi tôt que possible des citoyens européens, dont les aptitudes interculturelles les rendront capables de dialoguer ensuite avec le monde entier !

Olivier Massé
Palerme, Sicile, le samedi 16/09/2017

 


 

Témoignage de Yui TAKEUCHI | French in Normandy Review

Témoignage et conseils de Yui TAKEUCHI, qui vient d’obtenir brillamment son DALF C1 après seulement 9 mois d’apprentissage du français à French in Normandy !

FIN : Depuis combien de temps est-ce que vous étudiez le français et pour quelle raison  ?

J’ai étudié le français pendant 9 mois au total. C’était important pour moi, parce que la langue française est utilisée dans les organisations internationales où j’aimerais travailler dans le futur. J’ai trouvé ça passionnant. De plus, je voulais l’apprendre pour être plus compétente et faire la différence dans notre monde actuel où la plupart des gens savent déjà parler l’anglais en plus de leur langue maternelle.

FIN : Vous avez commencé dans notre école… à partir de zéro ! Qu’est-ce qui aura été le plus difficile dans votre apprentissage du français ?

Évidemment, étant japonaise, la prononciation a été une difficulté, et ma connaissances de l’anglais me gêne encore lorsque je veux prononcer les mots qui sont similaires au français. Mais, au début de mon apprentissage, le problème a été plutôt le manque de vocabulaire.

FIN :  Au terme de ces neuf mois, quelle sera le meilleur souvenir que vous remporterez avec vous de votre séjour à French in Normandy ?

J’étais ravie quand je pouvais communiquer sans problème avec les Français, et les amis du monde entier que je me suis faite à l’ecole sont aussi un de mes meilleurs souvenirs.

FIN : Si vous deviez donner un conseil à quelqu’un qui débute le français et qui vient apprendre ici à Rouen, qu’il soit japonais ou pas, qu’est-ce que vous lui diriez  ?

J’aimerais lui dire qu’il faut être extrêmement attentif et sensible aux mots et expressions qu’il ne connait pas dans les phrases qu’il découvre. Il est aussi important d’essayer d’exploiter dans ses productions tout ce qu’on apprend au jour, en classe et hors la classe pour, pour enrichir ses variations lexicales. Ensuite, il est important d’établir sa propre méthode de travail et de ne pas rester passif à attendre que les profs vous disent quelque chose. Pour ma part, j’ai systématiquement noté toutes les expressions que je ne connaissais pas et que les profs utilisaient, même les mots les expressions familières, pour pouvoir profiter au maximum de chaque instant de la classe. Parce que, finalement, ce ne sont ni les profs, ni les familles d’accueil, ni même les amis qui vous font apprendre le français, c’est toujours par soi-même qu’on progresse, en déterminant ses propres objectifs d’apprentissage étape par étape.

A word from Eleri on being a Charitable Endeavour finalist (Lead5050)

Just a quick post to say THANK YOU ALL for the wonderful news about French in Normandy being named a finalist in the Charitable Endeavour category of the first ever Lead5050 awards….

French in Normandy supports a local charity in Rouen: Les Restos du Coeur and has raised over 200kilos of food this year to help provide meals and basic food stuffs for homeless people or low income families in Rouen.

In 2016 we decided to try to complete the Mongol Rally to collect funds for our other school charity: Friends of Heart in Kenya.

Driving to Mongolia on the rally to raise money for Friends of Heart was a truly amazing experience for me but the real plus was the total of 15k plus euros that we raised thanks to Family, friends and sponsors.

The French in Normandy Superstar team raised 4 times as much as any of the other 300 or so teams.

At least 2k of that sum was earmarked uniquely for girls in the orphanage for their dormitories: furniture, decoration, bedding etc etc and may I remind you that, of course, girls make up the majority of these abandoned children.

I am really hoping that with help from the publicity from Lead5050 that I can get one or two of the big groups or some lovely people out there to sponsor at least one child through higher education every year and so enhance the work that we are doing with Julia Steiner, founder of Friends of Heart, who has worked so hard to give these children a chance in life.

So thank you this not only means a lot to me but fingers crossed, it could also be the start of something even bigger….

Enseigner les langues différemment ?

Cet été, French in Normandy a animé, en partenariat avec l’Université Laval au Québec, la première formation de formateurs en France en Approche Neurolinguistique. 

Cette méthodologie d’enseignement des langues étrangères, basée sur les avancées de ces vingt dernières années en neurosciences cognitives, se fonde sur la distinction des processus qui sont spécifiques à l’acquisition d’habiletés linguistiques, d’une part, et à l’apprentissage des savoirs langagiers, de l’autre.

Le stage certifiant qui vient d’avoir lieu a ainsi livré aux enseignants en formation l’ensemble des connaissances théoriques fondamentales nécessaires à l’expérimentation pratique, au sein de classes réelles, de la série des stratégies constitutives de l’ANL. Par la visée constante du développement del’aisance et de la précision lors de la formation à l’oral, à la lecture et à l’écriture, il s’agit d’optimiser le temps des classes en les inscrivant dans une perspective pédagogique de la littératie qui soit spécifique à l’apprentissage des langues étrangères.

Cette méthodologie, dont les résultats ont été évalués en Amérique du Nord et en Asie, vient de s’adjoindre l’enthousiasme d’enseignants de France, d’Allemagne, d’Italie, de Suisse et du Monténégro ayant suivi la première session de notre stage (écoutez leurs témoignages en ligne). Les prochaines sessions de formation auront lieu du 6 au 10 novembre 2017 à Rouen (France) et du 16 au 20 décembre 2017 à Québec (Canada).

Rejoignez-nous !

Olivier Massé / Steve Mercier, formateurs ANL