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Formation de formateurs: Une perspective actionnelle pour le français au Monténégro


L’enseignement par les tâches répond-t-il aux besoins des enseignants de français dans les Balkans ?



Un ciel cérulescent sur une mer d’azur aux reflets turquoise dessine les contours de rochers déchirés qui se glissent en douceur sous ce voile que paraît être l’Adriatique, à ma droite. À ma gauche, ce sont les sommets enneigés des Alpes dinariques qui renvoient la lumière du soleil pour découper l’horizon.  La splendeur de la côte monténégrine est difficile à décrire. Quelques kilomètres de routes et la roche ocre et tannée, persillée de conifères odoriférants, se métamorphose en blocs superposés de granits usés, habités ça et là d’arbustes au feuillage chatoyant déjà des rougeurs multiples d’un automne qui semble pourtant encore lointain au voyageur d’Europe du Nord que je suis, tant l’air est doux et embaume la Méditerranée. Crna Gora, les Montagnes Noires, qui ont donné leur nom à ce pays.

Je ne soupçonnais pas ma chance quand j’ai été invité par l’association des professeurs de français du Monténégro, je ne soupçonnais pas le cadre dans lequel j’allais être reçu ; depuis ma chambre d’hôtel, un paysage sorti d’un film de Frederik Rossif.

L’équipe au grand complet des organisateurs et des membres de l’APFM est d’une vaillance prodigieuse. Les conditions du déploiement – ou devrais-je plutôt dire du maintien – de l’enseignement du français dans ce petit État yougoslave, indépendant depuis 2006, sont en effet particulièrement ténues. La lutte des langues y a toujours été vivace, évidemment. Autrefois à l’interface des empires austro-hongrois et ottoman, lieu d’intérêt géopolitique et de villégiature des empires napoléonien et russe également, les habitants du Monténégro ont toujours dû tantôt sourire et tantôt grogner, tantôt se soumettre et patienter afin de pouvoir, enfin, se révolter, pour que survive leur identité joyeuse, noble, indéfiniment mélancolique et, surtout, résolue à être. Qu’il est complexe, également, d’avoir en partage avec ses voisins une même langue (le serbo-croato-bosnico-monténgrain… mais pourquoi diable ne pas l’appeler tout simplement le « jezst », la langue ?) et, pourtant, de ne pas constituer le même peuple. La période yougoslave, qui avait su les rassembler sous la botte de Tito, y avait partiellement réussi. Une nostalgie de cette réussite fédérale est perceptible, mais que personne n’ose affirmer désirer revivre, car le spectre totalitaire n’inspire vraisemblablement aucune des âmes éprises de liberté que j’ai pu rencontrer à Rafajlovici.

Aujourd’hui, alors que la principale opportunité professionnelle des jeunes paraît de plus en plus se réduire soit au tourisme, soit à l’émigration, les choix faits par les responsables en terme de programme d’éducation aux langues se tournent, donc, essentiellement, vers ceux, parmi les idiomes des voisins, qui pourront permettre d’accueillir et de vendre du service, ou bien alors d’ouvrir la porte d’une émigration organisée et prometteuse d’une carrière véritable et d’une vie apaisée. Sur ce plan-là, notre voisin germanique, qui a bien conscience de son besoin d’aspirer les cerveaux bien formés des pays satellites de l’Europe et plus pauvres, ne masque pas un instant sa volonté de ratisser dès les bancs du collège. Et puis les Russes sont les plus nombreux sur les plages et dans les boîtes de nuit. Pour le français, l’image – et l’héritage – aristocratique paraît avoir de plus en plus de mal à faire son effet, la tendance du siècle étant manifestement au pragmatisme de l’urgence.

Ce n’est pas sans fierté, cependant, que les professeurs de français du Monténégro parlent de leur grand roi Nikola II, francophile engagé, qui fit venir de l’hexagone médecins et autres ingénieurs, pour faire sortir son pays du moyen âge post-ottoman et l’ouvrir au monde des échanges des biens et des idées.

C’est ainsi que, en recherche d’une manière d’enseigner plus efficace et saisie par la puissance pédagogique des propositions de l’approche neurolinguistique auxquelles elle a pu s’initier lors de notre stage de juillet 2017 à French in Normandy, une enseignante particulièrement impliquée dans l’APFM m’a invité à me joindre à leur congrès annuel avec ma panoplie usuelle de propositions pédagogiques. La thématique de ces rencontres, toutefois, avait été décidée avant même qu’on me sollicite. Suggérée par l’Insititut Français, premier collaborateur et aide précieuse aux actions de l’APFM, il s’était donc agi de faire le point sur la « perspective actionnelle ». La chose ne m’est pas étrangère, puisque je m’étais appliqué, avec toute l’équipe de l’Institut Français de Tokyo, de 2007 à 2011, à la mettre en place méthodiquement et à l’adapter au terrain d’enseignement où j’œuvrai alors (nous avions même organisé des GEP dans cette perspective, échanges et analyses de pratiques sur la base de films de classe en 2010). Mais bien sûr, près d’une dizaine d’années après son apparition et le retour de tentatives faites aux quatre coins du monde, je ne pouvais pas faire connaître le projet « d’approche actionnelle », ses théoriciens et ses concepts clés, sans amener mes stagiaires à l’envisager sous un angle critique (ce que nous avions nous-mêmes fait, avec Jean-Philippe Rousse et Gaël Crépieux, quand nous avions conçu Interactions, qui reprend tout des recommandations concernant l’approche par compétence du Conseil de l’Europe, en évitant soigneusement de l’adosser à un jargon encore à la mode, à cette époque, au moment de sa parution, et surtout, pour nous pédagogiquement flou et conceptuellement totalement praxéologique).   

J’ai fait de mon mieux pour faire comprendre l’enjeu de l’engagement d’une perspective actionnelle dans les classes, du développement du plurilinguisme et du pluriculturalisme, ce projet du Conseil de l’Europe auquel, d’ailleurs, j’adhère intégralement. Il ne pouvait de toute façon que résonner fortement aux oreilles monténégrines, où un écho des bombardements pas si lointains dans le temps sur les Républiques proches est encore perceptible. Mais je ne peux m’empêcher de me demander, après nos séances de travail, si les réflexions menées sur les « tâches » et autres « projets » de classe, leur dimension « d’agir social », « réels » ou « réalistes », correspondent comme cela le devrait aux préoccupations de terrain des enseignants qui sont, comme partout – mais peut-être avec un peu plus d’urgence ici – de donner envie aux apprenants de participer dans la classe de français, d’y venir avec la joie au ventre, de réussir à leur faire utiliser aisément notre langue française avec un phrasé adéquat et précis. J’espère donc que les flèches lancées en direction de l’approche méthodologique canadienne qui a été évoquée leur donneront l’envie d’en savoir plus et, qui sait, me donneront une nouvelle fois l’occasion de revoir les chatoiement suaves du soleil reflété par la mer Adriatique et d’écouter une nouvelle fois les voix magiques de ces magnifiques professeurs des Balkans chantant à l’unisson.



 

Où l’approche neurolinguistique a passé un CAP (Congrès Asie Pacifique)


Du 20 au 24 Septembre 2017, le IVe CAP (Congrès Asie Pacifique) de la FIPF s’est tenu à l’Université de Kyoto et à l’Institut français du Japon-Kansai. Un moment charnière dans l’évolution de l’enseignement du FLE.



Congrès Asie PacifiqueFrench in Normandy est, à ce jour, la seule école de France a avoir porté un intérêt à l’Approche Neurolinguistique.
Elle a embauché ces deux dernières années trois enseignants formés à cette approche, les seuls à la pratiquer dans toutes l’Europe jusqu’à maintenant. Sans avoir mis en œuvre une réforme intégrale ou brutale de ses pratiques pédagogiques, elle encourage l’adaptation progressive  et contextualisée des stratégies d’enseignement proposées par cette méthodologie, initialement élaborée au Canada, puis qui a essaimé en Chine et se développe actuellement de plus en plus au Japon, en Colombie ainsi qu’en Iran.

J’avais été à l’origine de la première formation initiale, complète, à la fois théorique et pratique, à cette approche – désignée sour l’acronyme ANL – au Japon, en mars 2015. C’est à ce titre que j’ai été sollicité, il y a quelques mois, pour intervenir au quatrième congrès de la Fédération Internationale des Professeurs de Français pour la zone Asie, à y présenter l’état actuel de mon travail concernant ce domaine, que je mène en collaboration avec le Dr Steeve Mercier de l’université Laval, et à participer à une table ronde sur les difficultés relatives à l’adoption de ce « nouveau paradigme » pédagogique.Congrès Asie Pacifique

Les cinq journées qui viennent de se dérouler, dans le magnifique cadre de l’université de Kyoto et de l’Institut
Français de cette même ville, auront fait  battre mon cœur à plus d’un titre. Tout d’abord, parce que les Congrès Asie Pacifique de la FIPF sont un évènement majeur pour la diffusion de la langue et de la culture de France, évidemment, mais aussi parce que c’est au travers de ces congrès que j’ai perçu, il n’y a pas loin d’une dizaine d’année, l’ampleur et l’enjeu de la diversité des langues française et des cultures francophones. Il y a, lors de la rencontre des enseignants de langue de pays aussi variés que l’Australie et le Vietnam, l’Inde et la Mongolie, la Nouvelle-Zélande et la Corée (pardon pour la longue liste des pays participants que je ne peux prendre la peine d’énumérer dans ces quelques lignes), quelque chose d’extraordinaire qui se joue pour notre idéal de paix mondiale. Au travers des échanges d’idées et de pratiques pédagogiques, au travers de débats, parfois acerbes, les esprits s’éclairent d’idées lumineuses. Une averse de ces petits moments d’intercompréhension où les différences culturelles se trouvent dépassées par la passion pédagogique qui nous relie.

Les incompréhensions, toujours possibles avec ceux dont on ignore tout, sont convertis en un accès à l’altérité. Malgré les coutumes et les postures liées à la fonction et à la nation d’appartenance, tous tendent la main et l’oreille pour se dire et se comprendre. Le type d’évènement, donc, qui trace le sillon d’un avenir un peu plus optimiste que celui qui nous est quotidiennement présenté par les médias grands publics. 

Congrès Asie PacifiqueLe Congrès Asie Pacifique de la FIPF a fait battre mon cœur parce qu’il s’est tenu au Japon, pays où j’ai passé un tiers de mon existence, pays qui a guidé ma démarche intellectuelle durant le double de temps, avec lequel je me suis marié mais qui, s’il fait définitivement partie de mon foyer, est actuellement géographiquement éloigné pour moi. J’étais donc très heureux que ce magnifique évènement francophone se tienne dans ce pays unique à tout autre pour moi, et aussi très fier que le Japon m’ait invité à me joindre à lui à cette occasion, à Kyôto, la capitale impériale, splendide incarnation urbaine de l’esthétique traditionnelle nippone. On ne pouvait souhaiter un espace plus resplendissant pour les retrouvailles de ces Lumières francophones du grand est.

Enfin, ce CAP FIPF me paraît marquer un tournant dans l’histoire de l’enseignement des langues ou, à tout le moins, pour l’enseignement du FLÉ/FLS, car, depuis un peu plus de 9 ans que j’ai découvert l’approche neurolinguistique, je dois dire que, pour pragmatique que soit son orientation et empirique que soit sa démarche, c’est bien la première fois qu’elle n’est plus évoquée en terme de curiosité pédagogique mais bien présentée comme une perspective essentielle et à prendre en compte pour répondre au besoin actuel d’un enseignement efficace des langues. Le Cadre Européen de Référence pour les Langues est dans tous les esprits désormais. Nous autres enseignants de langue savons où nous devons mener nos apprenants. Le « quoi » apprendre ne fait plus guère difficulté. Mais le « comment » l’enseigner continue à poser des problèmes. Faire non pas seulement apprendre des langues mais bien les acquérir, au sens de développer une habileté à communiquer réellement, avec aisance et précision, voilà l’enjeu. C’est pour moi, à n’en pas Congrès Asie Pacifiquedouter, parce que les propositions de l’ANL répondent à ces préoccupations des enseignants que nous avons pu assister, lors du congrès de cette année, à plus de dix présentations portant sur les techniques pédagogiques des praticiens de cette approche, puis à la table ronde extrêmement constructive portant sur « les difficultés d’implantation de l’approche neurolinguistique en milieu asiatique » qui aura clôt les échanges.

L’assemblée des enseignants, des universitaires et des institutionnels rassemblés y ont en effet dégagé l’idée que, pour ceux qui auront choisi une démarche scientifique, s’appuyant sur une théorie de l’acquisition empiriquement fondée et prônant l’évaluation des résultats des stratégies d’enseignement, il n’est plus temps de se préoccuper des difficultés liées à des oppositions de principe, de posture ou d’organisation : désormais, il devra s’agir d’analyser les contraintes propres à tout cadre éducatif afin de pouvoir tirer profit, là où on enseigne, des résultats enthousiasmants du FI (Français Intensif), mouture initiale de l’approche développée au Canada, et actuellement toujours modèle des dispositifs ANL qui ont pu se développer aux quatre coins du monde.

En bref, l’intérêt grandissant manifesté pendant ces cinq jours dans les discussions et les demandes de formation pratique qu’on m’a faites pour cette méthodologie, qui aura vingt ans l’année prochaine, témoigne que, manifestement, l’ANL a passé un cap !

Olivier Massé
Kyoto, Japon


 

 


 

« Une langue proche pour aller loin » …

« Une langue proche pour aller loin », ou l’enjeu de l’interculturel que dévoilent les préoccupations linguistiques

L’azur lumineux du ciel de méditerranée, pourfendu par les fumées de l’Etna, nous rappelle qu’ici Ulysse dut trancher la tête de la Méduse à l’aube de nos civilisations. Splendeur de l’architecture arabonormande, parfois teintée de mosaïquesles preoccupations linguistiquesbyzantines, l’omniprésence des églises aurait pu être accablante si chacune d’elle n’était une pièce incomparable dans un défilé de chefs d’œuvre extraordinaires qui nous racontent mille an d’histoire de l’art. La Sicile, à la croisée des mondes grec, carthaginois, romain, puis arabe, normand, ottoman, espagnol… et il m’en manque certainement…

Quel cadre extraordinaire pour ces quatre journées de formation (Palerme, Caltanissetta, Catane, Barcellona Pozzo di Gotto) consacrées à former des formateurs à devenir à leur tour… formateurs de formateur. Bon, j’en conviens, cette espèce de périssologie est fort lourde et le premier qui l’a commise a fait preuve d’une évidente maladresse dans sa formulation ; néanmoins, c’est bien le terme consacré dans le monde de la formation, notamment, chez les profs de langue. On m’a donc demandé d’intervenir auprès de professeur d’écoles, de collèges ou de lycées de l’île du sud de l’Italie, qui auront bientôt en charge l’accompagnement d’autres enseignants qui devront, eux, introduire la langue et la culture française à des petits du primaire et aussi de maternelle.

Quand bien même j’ai eu le bonheur d’enseigner le théâtre et le kendô à des enfants, à vrai dire de tous âges, quand j’étais encore tout jeune homme, je dois avouer que j’étais assez inquiet de cette rencontre avec ces professeurs italiens, car je n’ai jamais enseigné le français langue étrangère à des petits (même si j’ai plusieurs fois accompagné quelques professeurs dans la mise en place de leurs dispositifs de classe alors qu’ils se préparaient à entreprendre des « cours enfants » en Asie). Bref, j’allais avoir affaire à des enseignants ayant nécessairement une bien plus grande expertise de ce qui serait à transmettre à leurs stagiaires, futurs professeurs de français, que moi-même. Comment aborder la chose ?

Les années passées à mettre en œuvre plusieurs actions de démarches qualité pour les Instituts Français, d’une part, ainsi que les travaux de réflexivité pédagogique menés lors des séances du module Pratique de classe pour le DUFLE Japon, d’autre part, les formations « kaizen » données en Alliance Française, enfin, m’ont cependant appris à faire formuler, par les enseignants, les objectifs, les étapes et les démarches nécessaires à l’élaboration des processus de formation adaptés à leur cadre d’action.

C’est ainsi que, avant de livrer quelques outils pratiques et, surtout, de rendre compte des parcours déjà suivi par d’autres enseignants pour réaliser des outils de formation utiles, nous avons d’abord défriché le terrain pédagogique sicilien à partir d’une maïeutique des spécificités de leurs apprenants. J’en tire deux observations remarquables, dignes, me semble-t-il, d’être livrées à la communauté des lecteurs numériques de mes méditations pédagogiques.

Tout d’abord, lorsqu’on interroge les enseignants italiens sur le ressenti de leurs élèves, ou bien des parents de leurs élèves, ceux-ci nous disent que leurs principales préoccupations par rapport à la langue française sont… la prononciation et la grammaire. La prononciation et la grammaire ? J’ai trouvé cela assez surprenant, car, de mon côté, une belle histoire d’amour, qui m’a fait passer de l’adolescence à ma vie de jeune homme, m’a permis d’apprendre la langue italienne sansque jamais je ne me questionne ni sur l’une, ni sur l’autre. Et d’ailleurs, ma petite amie de l’époque (qui est désormais, elle même aussi, professeur de langue à New York) ne me semble pas avoir exprimé la moindre difficulté quant à ces deux points quand, en parallèle, elle a appris la langue française. Prononciation ? Grammaire ? Pourquoi ces réactions ? Pourquoi ces inquiétudes linguistiques ? Je vous avoue que j’ai la réponse clairement en tête, de même que les moyens de les guérir définitivement et assez aisément. Mais je ne vous livrerai mon secret que si vous suivez une formation en neurolinguistique !

Surtout, ce dont je voudrais prendre acte aujourd’hui, c’est le fait que, quelques soient les langues, qu’elles soient considérées comme « lointaines » (comme le japonais, le swahili ou le chinois) ou qu’il s’agisse de langues dites « proches » (en l’occurrence pour nous les langues romanes, – italien, espagnol, portugais, roumain et quelques autres), ce qui achoppe, quand elles sont apprises en classe, c’est systématiquement la même chose : prononciation et grammaire. Cela révèle assez nettement que la catégorisation en « langues proches » et « langues lointaines » n’est manifestement d’aucune utilité pour les enseignants, qui sont systématiquement confrontés aux mêmes difficultés, quelles que soient les langues. Catégorisation linguistique, descriptive donc, dont on ne voit guère ce qu’on peut en tirer du point de vu pédagogique s’il s’agit de développer l’aisance dans l’échange en langue étrangère.

Dans le même temps – et c’est la seconde chose que j’ai retenu de cette première expérience sicilienne – il est bien évident qu’il y a un accès aux « langues voisines » beaucoup plus rapide, parfois même presque immédiat, tant qu’il y a une transparence dans le lexique, dans les structures, dans les manières de se comporter et les référents culturels. Cela dit, il faut rester prudent : les faux-amis sont légions dans le lexique et, quand aux codes gestuels, il s’en trouve aussi. Bien sûr, on ne peut pas décoder le sens de la tête incliné des Japonais tant qu’on n’a pas appris ce code de leur langue silencieuse, mais il serait naïf de croire que les mouvements de mains qui accompagnent les propos des Italiens ne sont que des jeux d’emphase et des appels à la connivence, – certains se trouvant être de véritables phrases à part entière qui n’ont pas d’équivalent en français.

Retenons en tout cas que les locuteurs de langues latines peuvent aisément entrer dans les textes qui sont écrits dansd’autres langues latines et, ce faisant, faire l’expérience de… ce que… finalement, il ne comprennent pas, ou pas bien. En fait, contrairement à la confrontation à une langue-culture très éloignée, qui exige beaucoup de patience dans l’apprentissage avant de rendre possible la découverte de l’inattendu, l’entrée dans les langues proches permet – si j’ose dire, à moindre frais – de faire l’expérience interculturelle fondamentale de la différence et de la proximité. En apprenant les langues, en côtoyant leurs locuteurs surtout, on découvre des habitudes qu’on ignore, des comportements inattendus qui sont usuels chez d’autres peuples et qui rendent relatives nos évidences. C’est le point de départ du développement des compétences intercuturelles : capacité à identifier ses représentations, à les relativiser, à concevoir que d’autres représentations sont possibles, à juger de la valeur d’universalité – ou non – de certaines attitudes et de certains comportements.

Voilà un argument de poids pour encourager les petits européens à se jeter sans hésiter dans l’expérience de l’apprentissage d’une langue proche. « Une langue proche pour aller loin », brillante formule promotionnelle forgée par l’Institut Français d’Italie. Car là se trouve l’enjeu éducatif de l’apprentissage du français par les petits italiens – et il devrait en être de même de l’apprentissage de l’italien par les petits français : former aussi tôt que possible des citoyens européens, dont les aptitudes interculturelles les rendront capables de dialoguer ensuite avec le monde entier !

Olivier Massé
Palerme, Sicile, le samedi 16/09/2017

 


 

Témoignage de Yui TAKEUCHI | French in Normandy Review

Témoignage et conseils de Yui TAKEUCHI, qui vient d’obtenir brillamment son DALF C1 après seulement 9 mois d’apprentissage du français à French in Normandy !

FIN : Depuis combien de temps est-ce que vous étudiez le français et pour quelle raison  ?

J’ai étudié le français pendant 9 mois au total. C’était important pour moi, parce que la langue française est utilisée dans les organisations internationales où j’aimerais travailler dans le futur. J’ai trouvé ça passionnant. De plus, je voulais l’apprendre pour être plus compétente et faire la différence dans notre monde actuel où la plupart des gens savent déjà parler l’anglais en plus de leur langue maternelle.

FIN : Vous avez commencé dans notre école… à partir de zéro ! Qu’est-ce qui aura été le plus difficile dans votre apprentissage du français ?

Évidemment, étant japonaise, la prononciation a été une difficulté, et ma connaissances de l’anglais me gêne encore lorsque je veux prononcer les mots qui sont similaires au français. Mais, au début de mon apprentissage, le problème a été plutôt le manque de vocabulaire.

FIN :  Au terme de ces neuf mois, quelle sera le meilleur souvenir que vous remporterez avec vous de votre séjour à French in Normandy ?

J’étais ravie quand je pouvais communiquer sans problème avec les Français, et les amis du monde entier que je me suis faite à l’ecole sont aussi un de mes meilleurs souvenirs.

FIN : Si vous deviez donner un conseil à quelqu’un qui débute le français et qui vient apprendre ici à Rouen, qu’il soit japonais ou pas, qu’est-ce que vous lui diriez  ?

J’aimerais lui dire qu’il faut être extrêmement attentif et sensible aux mots et expressions qu’il ne connait pas dans les phrases qu’il découvre. Il est aussi important d’essayer d’exploiter dans ses productions tout ce qu’on apprend au jour, en classe et hors la classe pour, pour enrichir ses variations lexicales. Ensuite, il est important d’établir sa propre méthode de travail et de ne pas rester passif à attendre que les profs vous disent quelque chose. Pour ma part, j’ai systématiquement noté toutes les expressions que je ne connaissais pas et que les profs utilisaient, même les mots les expressions familières, pour pouvoir profiter au maximum de chaque instant de la classe. Parce que, finalement, ce ne sont ni les profs, ni les familles d’accueil, ni même les amis qui vous font apprendre le français, c’est toujours par soi-même qu’on progresse, en déterminant ses propres objectifs d’apprentissage étape par étape.

Enseigner les langues différemment ?

Cet été, French in Normandy a animé, en partenariat avec l’Université Laval au Québec, la première formation de formateurs en France en Approche Neurolinguistique. 

Cette méthodologie d’enseignement des langues étrangères, basée sur les avancées de ces vingt dernières années en neurosciences cognitives, se fonde sur la distinction des processus qui sont spécifiques à l’acquisition d’habiletés linguistiques, d’une part, et à l’apprentissage des savoirs langagiers, de l’autre.

Le stage certifiant qui vient d’avoir lieu a ainsi livré aux enseignants en formation l’ensemble des connaissances théoriques fondamentales nécessaires à l’expérimentation pratique, au sein de classes réelles, de la série des stratégies constitutives de l’ANL. Par la visée constante du développement del’aisance et de la précision lors de la formation à l’oral, à la lecture et à l’écriture, il s’agit d’optimiser le temps des classes en les inscrivant dans une perspective pédagogique de la littératie qui soit spécifique à l’apprentissage des langues étrangères.

Cette méthodologie, dont les résultats ont été évalués en Amérique du Nord et en Asie, vient de s’adjoindre l’enthousiasme d’enseignants de France, d’Allemagne, d’Italie, de Suisse et du Monténégro ayant suivi la première session de notre stage (écoutez leurs témoignages en ligne). Les prochaines sessions de formation auront lieu du 6 au 10 novembre 2017 à Rouen (France) et du 16 au 20 décembre 2017 à Québec (Canada).

Rejoignez-nous !

Olivier Massé / Steve Mercier, formateurs ANL

How to choose the best French language school in France

So you’ve decided to study French in France. By now you’ve probably researched the destination, school size, course content and which cultural activities are offered by various French language schools in France. If you’re really serious about your language studies abroad, then considering these 5 factors will really help you to choose the best French language school and ensure you have a valuable study abroad experience.

1. School accreditation

We listed this as first because we believe that your language study abroad experience will highly be determined by the quality of the school you choose to attend and its accreditation. By accreditation, we mean the quality guarantee that covers the teacher’s qualifications, curriculum, the school’s facilities, the school’s business practice & policies and as well as accommodation and other student services. You will find that there are many national and international accreditations and quality assurance schemes in different countries.  Accreditation organizations generally have the same goal – to ensure that their members have high quality standards for their programs and services. That’s why they audit their member schools regularly. For example, French in Normandy is accredited by Qualité FLE, a government recognized certification that is awarded in accordance with a framework based on the following five aspects:

  • Teaching and training courses
  • Teachers
  • Hosting and support
  • Premises, safety and equipment
  • Management

French in Normandy has earned full awards in all 5 categories, making it a highly qualified French language school. The International Association of Language Centres is a global network of accredited independent language schools of which French in Normandy is a longstanding member.

2. Student Reviews

Nowadays you can easily find reviews online for just about anything, from best restaurants to hair salons, hotels and even language schools! There are various websites that provide French language school reviews by former students and French in Normandy is proud to have hundreds of top reviews as well as have been voted Best French Language School in France by our students on the Education Stars website. You can also always check out Facebook reviews for more opinions too!

3. Curriculum and levels of instruction

As you know, some schools teach only from textbooks while others don’t use textbooks at all. Accredited language schools such as French in Normandy have a well-balanced curriculum in line with internationally recognized standards and which covers all aspects of learning a language: listening, speaking, reading, writing, grammar and pronunciation. When choosing a French language school, be sure that you will be tested at the start of your course, throughout your programme and again at the end of your stay so that you can measure your language learning progress from start to finish.

4. Class size

Both the size of the school and class is important, but the size of the class is probably the more important factor when choosing a language school abroad. The most common class size is 15 students but at French in Normandy, the maximum class size is 12, ensuring you have optimal attention and personal instruction from your teacher. The ideal class size is 10 – 12 students, perfect for active participation and comfort, especially if you’re a beginner.

5. Awards

What many people don’t know is that there are numerous industry awards which are given annually to the top schools worldwide in the language learning industry. For example, French in Normandy is the proud 5-time winner of the Star French Language School award, given by Study Travel Magazine and voted by partners and colleagues from around the world. French in Normandy is also the winner of the UED Award in the Best FrenchLanguage School category from UED in Turkey, The Association of International Education Counselors. These awards recognized our accomplishments in French language instruction but also reflect our outstanding relationships with agent partners around the world who are happy to recommend French in Normandy to their clients as the best French language school in France.

 


If you are thinking about studying French in France, get a free quote on your language course at French in Normandy!


 

25 Years of French in Normandy

Since French in Normandy began 25 years ago we have had the pleasure of welcoming students from countless countries around the world. Students from all walks of life, with all different motivations have shared our passion for French language learning and teaching. A student’s success is our success and this shows in our exceptional exam pass rates and our growing network of alumni and agent partners worldwide.

Since FIN started in 1992, with no students and a dog, we have gone from strength to strength; each year striving to provide better education and service to our students.


Some of our highlights include:

Malika joining us in 1997. Our well-known and much loved operations manager who knows all the ins and outs of the school, always ready to assist in all areas with a smile.

Receiving the Qualité FLE label in 2007 for the first time, a confirmation of our exceptional teachers, curriculum, facilities and services.

Joining the beloved IALC family in 2007.

Winning Study Travel Magazine’s Best French Language School in 2008, 2009, 2010, 2011 and 2012! Voted by our valued partners, these awards have motivated to continue building and maintaining our important agent relationships and ensuring the total satisfaction of their clients.

In 2013 Melanie Raymond joined FIN, bringing her enthusiasm and experience to French in Normandy and taking special care of our partner’s needs.

Hosting the 2015 IALC workshop and showing off our beautiful city, Rouen.

Receiving the Qualité FLE label for third time with another three stars accreditation in 2016.

2013 – 2016. Incredible acknowledgement from our students by the way of voting us the Best Language School in France with Educations Stars for 4 consecutive years!

Recognition and support from our valued agents in Turkey, voted Best French Language School by UED from 2013 – 2016.

Through all this, we would like to thank all our host families, our partners in Normandy and abroad, and all our students past present and future for being part of the French in Normandy story.


Take a look back on French in Normandy in the gallery below…

 

 

Bibliothèque municipale de Sotteville- lès- Rouen

screen-shot-2016-10-25-at-12-50-32-pmC’est une bibliothèque municipale très jolie qui a plusieurs activités pour les personnes adultes, la jeunesse et il y a aussi d’espace pour les enfants.

Chaque espace est créé afin d’avoir la commodité complète pour les personnes qui aiment lire.

Cette bibliothèque a aussi des tarifs très agréables pour les personnes qui sont de Rouen et pour les étudiants, par exemple :

Sottevillais – 18 ans : Gratuit

Sottevillais + 18 ans : 8 €

Non sottevillais – 18  ans : 10 €

Non sottevillais + 18 ans : 20 €

Non sottevillais – 18 ans scolarisé sur la commune : 3 €

Elle offre de pouvoir emprunter au total 30 documents (tous supports confondus) et la durée de prêt est de trois semaine. Seuls les jeux sont limités à 2 emprunts par carte

screen-shot-2016-10-25-at-12-50-39-pmVous pouvez être inscrit dans la bibliothèque mais si vous ne voulez pas le faire, ce n’est pas un problème car vous pouvez aller à la bibliothèque et lire là.

La bibliothèque a environ 64000 volumes, entre roman, livre d’histoire, livres pour les enfants, de fiction, etcetera.

L’architecte Henri Gaudin a conçu ce lieu. Il a travaillé sur la circulation de la lumière et des personnes. La construction a été élaborée pour que toutes les personnes puissent marcher de façon très rapide et quand on monte les escaliers on peut voir combien il  a d’espace au premier étage de la bibliothèque.

Il a aussi un espace pour pouvoir apprendre différentes langues mais on doit être inscrit pour pouvoir utiliser ce « e-learning » avec les ordinateurs sur place, mais si on n’aime pas utiliser les ordinateurs de la bibliothèque, on peut aller à  la maison et avec n’importe quel ordinateur on peut aller sur le site internet avec un numéro d’inscription et un mot de passe.

screen-shot-2016-10-25-at-12-50-52-pmComme la ville est très étendue, la bibliothèque dispose d’un bibliobus pour aller dans 6 quartiers de la ville. Il y reste 2 heures pour que les habitants puissent profiter de livres, de CD et DVD.

Il y a également des animations comme la dictée, des ateliers d’écriture, des groupes de conversation pour les étrangers, des rencontres avec des auteurs et avec une librairie célèbre à Rouen… Pour y participer, il suffit de s’inscrire!

Un grand merci à Elisabeth qui nous a fait découvrir cet endroit magnifique!

Russel, Jasmin, Yuka, Ivan, Luis, JunWen, Victor, Moises, Frida, Damian et Nathalie

Изучать французский в Нормандии? Почему бы и нет!

stage a FINВсем привет!

Меня зовут Соня, мне 25 лет, я из России. В настоящее время я прохожу стажировку в школе французского языка «French in Normandy» в качестве ассистента по маркетингу. Сегодня я расскажу вам о своих впечатлениях о славном городе Руане и о работе в школе – возможно, тем из вас, кто планирует поездку во Францию, чтобы изучать язык (путешествовать / получать образование / работать / «просто в отпуск» – нужное подчеркнуть), но еще не определился с направлением, эта небольшая статья поможет сделать правильный выбор.

Итак, почему именно Руан? И почему именно «French in Normandy»?

Обо всем по порядку.

Как так получилось, что я прохожу стажировку именно здесь?

Стажировка – завершающая часть моей учебы в магистратуре Университета Западной Бретани в Бресте по специальности «Прикладные иностранные языки – Менеджмент международных мультиязычных проектов» (почему Франция и почему Бретань – это уже другая история и тема для отдельной статьи).

Rouen streetСфера международного образования всегда привлекала меня возможно именно потому, что сочетает в себе сразу несколько интересных для меня направлений деятельности – туризм, образование, работа с иностранными языками. Поэтому я решила, что стажировка в языковой школе была бы для меня идеальным вариантом.

Школу «French in Normandy» я нашла с помощью каталога языковых центров агентства Campus France. Из множества языковых школ, куда я отправила свое резюме, именно от «French in Normandy» я получила первый же ответ, причем в очень короткие сроки – менее, чем через сутки (что для Франции достаточно необычно). Кроме того, важными доводами «за» для меня стали исключительно положительные отзывы студентов в интернете (я не нашла ни одного негативного или даже нейтрального отзыва!), красивый и информативный мультиязычный веб-сайт, наличие страниц в нескольких социальных сетях. Все это, как мне кажется, говорит о том, что школа по-настоящему заботиться как о своей репутации, так и о потенциальных клиентах и сотрудниках, и идет в ногу со временем. Именно благодаря сочетанию всех этих факторов и привлекательной для меня сферы деятельности я и решила остановить свой выбор на «French in Normandy» и была очень рада получить положительный ответ на мой запрос о возможности стажировки.

Ах да… Был и еще один аргумент «за». Руан и Нормандия.

Почему Руан?

В первый раз я побывала в Нормандии и Руане осенью прошлого года, еще не подозревая, что здесь мне предстоит провести 4,5 месяца своей жизни. Мое первое впечатление от города – совершенно потрясающий готический собор Нотр-Дам де Руан. И это неудивительно: собор настолько высокий, что его шпили почти что теряются в облаках, а при ближайшем рассмотрении дух захватывает от кружевной архитектуры со множеством деталей (позже я узнала, что такой стиль называется «пламенеющая готика»). Я прохожу мимо собора минимум раз в неделю и каждый раз, как бы пафосно это не звучало, совершенно искренне восхищаюсь его великолепием.

Исторический центр города поражает сочетанием величественной готической архитектуры и сказочной средневековости с ее пряничными каркасными домиками и брусчатой мостовой. Пожалуй, нет смысла перечислять все достопримечательности Руана – их описание Вы и так найдете в многочисленных путеводителях и на веб-сайтах. Скажу только, что это город, по-настоящему пропитанный историей – город Жанны д’Арк, Густава Флобера, Пьера Корнеля и Клода Монэ (кстати в Музее изобразительных искусств Руана находится второе после знаменитого парижского Музея Орсэ крупнейшее собрание полотен импрессионистов).Dieppe chateau

В целом, Руан отличается достаточно активной культурной жизнью – здесь постоянно проходят различные фестивали, выставки, концерты… Думаю, что этот город вполне может быть интересен людям самого разного возраста. С одной стороны, он достаточно безопасный и спокойный, с другой стороны Руан – город студентов, так как здесь находится сразу несколько крупных учебных заведений: Университет Руана, бизнес-школа, школа инженеров и др. Много иностранных студентов приезжает по программе «Эразмус» и по другим программам обмена, а также просто изучать французский язык. Думаю, молодежи придется по вкусу и обилие дискотек и баров. Кстати, в одном из них, «La Taverne de Thor», еженедельно проходят встречи «Language Exchange» – отличный способ познакомиться с новыми людьми и попрактиковаться во французском, английском и других иностранных языках.

И, конечно, вопрос, который волнует многих (особенно девочек): как там у вас с шоппингом? Спешу вас успокоить, девочки (и мальчики) – шоппинг в Руане на любой вкус: от люксовых брендов до блошиных рынков, от антикварных лавок до известных марок масс-маркета (да-да, и H&M, и Zara, и Promod, и кто там еще – все на месте). Лично меня очень радует обилие маленьких несетевых магазинчиков местных дизайнеров в центре города – цены, конечно, не то, чтобы низкие, но и не заоблачные, к тому же можно найти по-настоящему красивые и необычные вещи, да и просто рассматривать витрины очень интересно.

В Руане Вы найдете кафе и рестораны на любой вкус, ведь Нормандия по праву славится своей кухней и высоким качеством продуктов питания. Основные нормандские специалитеты – это, конечно, сыры: Камамбер, Нойшатель, Пон-Л’Эвек… – а также вкуснейшие молочности (сметана, масло), аппетитные яблочные пироги, свежайшие морепродукты, местные алкогольные напитки – сидр и кальвадос. Кстати, если хотите почувствовать себя настоящим французом – покупайте продукты не в супермаркете, а в небольших частных магазинах-лавочках (по крайней мере, хлеб – точно в булочной!) или на воскресных рынках в центре города, где продавец и производитель – чаще всего одно лицо. Что касается кухонь народов мира, то здесь разнообразие заведений общепита также огромно – я почти уверена, что Вы найдете кафе или ресторан с кухней Вашей страны (я, например, нашла русский ресторан с самой настоящей русской едой!).

Можно сказать, что Руан обладает всеми преимуществами большого города, при этом перемещения не занимают много времени: все основные достопримечательности и развлечения находятся либо в шаговой доступности, либо в нескольких минутах езды на автобусе или метро, – а цены значительно ниже столичных. Думаю, что последнее будет особенно важно для студентов, планирующих поездку во Францию на достаточно длительный срок.

SonyaНе секрет, однако, что для многих Франция в первую очередь ассоциируется именно с Парижем. Важным преимуществом Руана является тот факт, что до столицы можно легко добраться примерно за час-полтора – прямым скоростным поездом или автобусом. Кроме того, из Руана удобно путешествовать в другие страны: он расположен на приблизительно одинаковом расстоянии от Брюсселя и Лондона, а из аэропорта города Бове, который находится на полпути между Парижем и Руаном, летает множество лоукостеров по всей Европе.

Ну и конечно же Руан – идеальная отправная точка для путешествий по Нормандии – одному из красивейших и живописнейших регионов Франции. Не буду перечислять все места, которые стоит посетить – их действительно очень много. Вот лишь несколько, по моему мнению, наиболее заслуживающих внимания:

  • Мон-Сен-Мишель – настоящее архитектурное и природное чудо;
  • Онфлёр – один из самых красивых городков Нормандии;
  • Кан – город Вильгельма Завоевателя с великолепным замком;
  • Этрета – местечко, знаменитое открыточными видами скал, обрывающихся в океан, которые запечатлел на своих полотнах Клод Моне;
  • Живерни – дом-музей Клода Моне и живописные сады.

Думаю, что если Вы едете во Францию, чтобы изучать французский, и перед Вами стоит непростая задача выбора правильной языковой школы, то Руан и Нормандия будут важным аргументом в пользу школы «French in Normandy». Однако понятно, что если Ваша цель – в первую очередь все же учеба, то нужны и другие причины. Итак…

Почему «French in Normandy»?

На сайте школы и в брошюрах Вы можете найти множество аргументов в пользу того, почему стоит выбрать именно «French in Normandy». Поэтому, возможно, здесь я не напишу ничего нового. Однако сегодня, проведя в школе 4 месяца в качестве стажера, каждый день видя жизнь школы «изнутри», общаясь с коллегами, я с уверенностью могу сказать, что «French in Normandy» – это, в первую очередь, действительно высокое качество обучения французскому и коллектив преподавателей – настоящих профессионалов и фанатов своего дела.

Для обучения языку в школе используется прогрессивная коммуникативная методика, направленная на то, чтобы побудить студентов в первую очередь использовать язык для устного общения – говорить, говорить и еще раз говорить… На это направлены и многочисленные внеклассные мероприятия (экскурсии, походы на концерты, в кафе…), и клубы по интересам, проводимые после занятий, которые, кстати, бесплатны для студентов (киноклуб, клуб любителей чтения, театральный клуб и др.), и поощряемое школой проживание во французской семье. Да и просто для повседневного общения во «French in Normandy» используется только французский (лишь в крайних случаях сотрудники переходят на английский, чтобы объяснить студентам с начальным уровнем языка какие-либо важные организационные моменты).FIN exterior sky

Высокое качество преподавания французского в школе подтверждается тем фактом, что «French in Normandy» аккредитована французским правительством (что, кстати, значительно упрощает процесс получения визы для студентов). Кроме того, школа – обладатель многочисленных наград в своем секторе. В течение 5 лет «French in Normandy» признавалась лучшей языковой школой журналом «Study Travel Magazine» (единственный журнал, составляющий рейтинг языковых школ), а также несколько раз – сайтом   Education stars.com (аналог Tripadvisor в сфере образовательного туризма) – по мнению студентов.

Могу сказать также, что теплая семейная атмосфера и индивидуальный подход к каждому студенту – не просто слова из рекламных буклетов. Все это становится возможным во многом благодаря небольшому размеру групп (не более 10 человек в классе), и тому, что все преподаватели и сотрудники школы хорошо знакомы с основами психологии и делают все возможное, чтобы студенты чувствовали себя комфортно в школе и за ее пределами. Ведь без хорошего настроения и позитивного настроя невозможно полноценное общение, а, значит, и прогресс в изучении языка.

Думаю, что среди важных преимуществ школы также можно назвать следующие:

  • Продолжительность каждого урока – 60 минут (а не 45, как в некоторых других школах);
  • Занятия стартуют каждый понедельник для всех уровней и всех типов программ;
  • В школе можно подготовиться к сдаче международных экзаменов DELF/DALF и к поступлению во французский вуз;
  • «French in Normandy» предлагает широкий спектр вариантов проживания: семья, студенческая резиденция, отель, хостел…;
  • Для всех студентов в первый день занятий проводится ориентационный тур по Руану;
  • Школа закрыта лишь 2 недели в году на рождественские каникулы, а в дни государственных праздников занятия не пропадают – они переносятся на последующие дни той же недели;
  • Для Вас может быть организован трансфер из аэропорта или с вокзала Парижа;
  • Школа располагает небольшой библиотекой с книгами, фильмами и комиксами на французском языке, с выбором которых поможет наш замечательный библиотекарь Хулия.

Что можно сказать в заключение? Пожалуй, только одно.

Добро пожаловать в Руан!

И добро пожаловать в школу «French in Normandy» !

Pourquoi je suis en stage à French in Normandy?

Bonjour!

Je m’appelle Sonya, j’ai 25 ans et je viens de Russie. En ce moment, je fais un stage à «French in Normandy» en tant qu’assistante Marketing / Commercial. Aujourd’hui, je voudrais partager avec vous mes impressions sur Rouen et de mon travail à l’école – j’espère que ce sera utile pour ceux qui planifient un voyage en France pour apprendre la langue (pour voyager / pour suivre une formation / pour travailler / juste pour les vacances – souligner ce qui est approprié), mais n’ont pas encore choisi de destination.

Alors, pourquoi Rouen? Et pourquoi «French in Normandy»?

Commençons par le début….

stage a FIN

Pourquoi je suis en stage ici?

Je fais un stage pour valider mon Master à l’Université de Bretagne Occidentale où j’étudie Langues Etrangères appliquées et Management de projets internationaux. La sphère de l’éducation internationale m’a toujours attiré parce qu’elle combine plusieurs profils très intéressants pour moi : le tourisme, l’éducation et le travail avec des langues étrangères. C’est pourquoi j’ai décidé qu’un stage à une école de langue serait une option parfaite pour moi.

SonyaJ’ai trouvé l’école « French in Normandy » à l’aide du catalogue des centres linguistiques de l’agence Campus France. De toutes les écoles auxquelles j’ai envoyé mon CV c’était « French in Normandy » dont j’ai reçu la première réponse en moins d’un jour (ce qui n’est pas très habituel en France). De plus, les arguments « pour » importants comprenaient les témoignages des étudiants uniquement positifs sur Internet (je n’ai pas trouvé un seul avis négatif ou même neutre), un joli et informatif site web multilingue, les pages sur plusieurs réseaux sociaux. Je crois que tout cela montre que l’école pense vraiment à sa réputation, ainsi qu’à ses clients et employés potentiels et essaye d’être dans l’air du temps. Et en fait c’est à cause de la combinaison de tous ces éléments et du travail vraiment intéressant pour moi que j’ai été très contente de recevoir une offre de stage de « French in Normandy ».

Ah oui… Il y avait encore un argument « pour ». Rouen et la Normandie.

Pourquoi Rouen?

Pour la première fois, j’ai visité Rouen et quelques autres endroits en Normandie l’automne dernier ne sachant pas encore que je reviendrais bientôt pour 4.5 mois. Ma première impression de la ville était celle de l’impressionnante cathédrale Notre-Dame de Rouen, et ce n’est pas étonnant : la cathédrale est si haute, qu’on croirait que ses pointes se perdent dans les nuages, et à y regarder de près, son architecture « dentellier » avec un grand nombre de détails est à couper le souffle (un peu plus tard j’ai appris que ce style architectural s’appelle « gothique flamboyant »). Je passe devant la cathédrale au moins une fois par semaine et chaque fois j’admire de nouveau sa beauté.

Le centre historique de la ville est remarquable par la combinaison du style gothique monumental et l’architecture médiévale de conte de fées avec ses maisons à colombage et le pavage en pierres cassées. Je pense que c’est inutile d’énumérer ici tous les monuments de Rouen – vous trouverez leur description dans de nombreux guides touristiques et sur beaucoup de sites internet. Je dirai seulement que c’est une ville vraiment remplie d’histoire – la ville de Jeanne d’Arc, Gustave Flaubert, Pierre Corneille et Claude Monet (à propos, le Musée des Beaux-Arts de Rouen possède la deuxième plus grande collection de peinture impressionnistes de France après le célèbre musée d’Orsay de Paris).Dieppe port2

En général, la vie culturelle de Rouen est assez dynamique : il y a toujours des festivals, des expositions, des concerts… Je pense que cette ville peut être intéressante pour les gens de différents âges. D’un côté, elle est assez sûre et calme, de l’autre – Rouen est une ville des étudiants, car ici se trouvent plusieurs établissements scolaires, y compris l’Université de Rouen, une école de commerce, plusieurs écoles d’ingénieurs et d’autres. Beaucoup d’étudiants viennent dans le cadre du programme Erasmus et d’autres programmes d’échanges ou tout simplement pour apprendre le français. Je crois que les jeunes gens vont apprécier l’abondance de boîtes de nuit et de bars. A propos, dans un des bars, «La Taverne de Thor», vous pouvez essayer les rencontres hebdomadaires « Language exchange » – un moyen excellent de rencontrer de nouvelles personnes, si vous ne connaissez encore personne dans la ville, et de pratiquer le français, l’anglais et d’autres langues étrangères.

Et bien sûr, une question cruciale pour beaucoup de gens (surtout les filles) : qu’en est-il des magasins ? Rassurez-vous : le shopping à Rouen est en tous genres : des marques haut de gamme aux marchés aux puces, et des magasins d’antiquités aux célèbres marques de « mass market ». Personnellement, j’apprécie beaucoup une abondance de petits magasins des créateurs de mode locaux au centre-ville. Les prix ne sont pas très bas, bien sûr, mais pas excessifs non plus, de plus, on peut trouver des choses vraiment extraordinaires, et il est toujours intéressant de juste regarder les vitrines.

Rouen streetA Rouen vous trouverez un grand nombre de cafés et de restaurants divers, comme la Normandie est justement connue pour sa cuisine et la haute qualité des produits alimentaires. Les spécialités régionales principales comprennent, tout d’abord, des fromages (Camembert, Neuchâtel, Pont-l’Evêque…), de délicieux produits laitiers (la crème fraîche, le beurre), des tartes aux pommes appétissantes, de frais fruits de mer, des boissons locales le cidre et le Calvados. Au fait, si vous voulez vous sentir un vrais français, achetez des produits non pas au supermarché, mais dans de petits magasins privés (des boulangeries, des épiceries, des boucheries ; au moins le pain – à la boulangerie !) ou aux marchés qui ont lieu au centre-ville le samedi et le dimanche matin, où le vendeur et le producteur sont d’habitude la même personne. Quant aux cuisines du monde, le choix est aussi très grand : je suis presque sûre que vous trouverez un café ou un restaurant avec la cuisine de votre pays (par exemple, j’ai trouvé un restaurant russe avec la vraie nourriture russe !).

On peut dire que Rouen possède tous les avantages d’une grande ville, mais en même temps, les déplacements ne prennent pas beaucoup de temps : toutes les attractions et tous les monuments principaux se trouvent à une petite distance de marche ou à quelques minutes de trajet en métro ou en bus. De plus, le coût de la vie est beaucoup plus bas que dans la capitale. Je pense que ce dernier fait sera particulièrement important pour les étudiants qui envisagent un assez long séjour en France.

D’ailleurs, ce n’est pas un secret que pour beaucoup de gens, la France – c’est d’abord Paris. Un avantage important de Rouen est le fait qu’un voyage à la capitale ne prend que 1 – 1.5 heures : de Rouen à Paris il y a de directs buses et trains de grande vitesse. En plus, on peut voyager facilement dans les autres pays : Rouen est situé à presque la même distance de Bruxelles et de Londres, et de l’aéroport de Beauvais qui est à mi-chemin entre Paris est Rouen il y a des vols low-cost dans beaucoup de pays d’Europe.

Finalement, Rouen est sans doute le point de départ idéal pour les voyages en Normandie, une des régions les plus jolies et pittoresques de la France. Je pense que ce n’est pas la peine d’énumérer tous les endroits qui méritent d’être vus – ils sont vraiment très nombreux. Voilà seulement quelques idées (à mon avis, ces destinations sont les plus intéressantes) :

  • Le Mont-Saint-Michel – une vraie merveille architecturale et naturelle ;
  • Honfleur – une des plus jolies petites villes de Normandie ;
  • Caen – la ville de Guillaume le Conquérant où se trouve un magnifique château ;
  • Etretat – l’endroit connu pour ces vues « de carte postale » des falaises que Claude Monet a immortalisées sur ses tableaux ;
  • Giverny – la maison de Claude Monet et les jardins pittoresques.

Je pense que si vous allez en France pour apprendre le français et vous avez rencontré le problème difficile du choix d’une bonne école, Rouen et la Normandie seront un argument important pour choisir « French in Normandy ». Pourtant, c’est clair que si votre but est avant tout les études, vous aurez besoin de plus de raisons. Alors…Etretat

Pourquoi «French in Normandy»?

Sur le site web de l’école et dans les brochures vous pouvez trouver beaucoup d’arguments pour choisir «French in Normandy». C’est pourquoi je n’écrirai peut-être rien de nouveau ici. Mais aujourd’hui, ayant passé 4 mois à l’école en tant qu’une stagiaire, voyant chaque jour la vie de l’école « de l’intérieur », parlant à mes collègues, je peux dire avec certitude que « French in Normandy » est, avant tout, une très haute qualité de l’enseignement de français et une équipe de formateurs professionnels et motivés.

Dans l’enseignement de langue, l’école utilise l’approche communicative visant à inciter les étudiants d’utiliser la langue, avant tout, pour la communication orale – pour parler autant que possible. De nombreuses activités extra-scolaires (des excursions, des sorties aux concerts, aux cafés…), ainsi que des ateliers après les cours qui sont gratuites pour les étudiants (le ciné-club, le club de lecture, le club du théâtre, etc.) et le logement en famille recommandé par l’école sont aussi destinés à atteindre cet objectif. Même pour la communication quotidienne à « French in Normandy » on utilise uniquement le français (l’anglais ou d’autres langues sont utilisées parfois exceptionnellement pour expliquer aux étudiants des modalités des démarches administratives).

Une haute qualité de l’enseignement de français à l’école est confirmée par le fait que « French in Normandy » est accréditée par le gouvernement français (ce qui facilite aussi l’obtention du visa pour les étudiants étrangers). De plus, l’école est gagnante de nombreux prix dans son secteur d’activité. Pendant 5 ans de suite, « French in Normandy » était reconnue la meilleure école de français par « Study Travel Magazine » (le seul magazine qui publie des classements des écoles de langue) et plusieurs fois – par le site Education stars.com (l’équivalent de Tripadvisor dans le domaine des séjours linguistiques) selon les opinions des étudiants.

french language franceJe peux aussi confirmer qu’une ambiance familiale chaleureuse et une attention personnelle à chaque étudiant ne sont pas seulement les mots des plaquettes publicitaires. Tout cela devient possible en grande partie grâce à une petite taille des classes (pas plus que 10 personnes par classe) et au fait que tous professeurs et les membres de l’équipe de l’école connaissent les notions de la psychologie et font tout leur possible pour que les étudiants se sentent à l’aise à l’école et après les cours. En effet, c’est clair que sans bonne humeur et pensée positive, une bonne communication et, par conséquent, le progrès dans l’apprentissage de langue est impossible.

A mon avis, les plus importants avantages de l’école sont les suivants :

  • La durée de chaque leçon est 60 minutes (pas 40, 45 ou 50 !) ;
  • Les cours commencent chaque lundi pour tous les niveaux et tous les types de programmes ;
  • A l’école on peut se préparer aux examens internationaux DELF/DALF et à l’entrée à l’université en France ;
  • « French in Normandy » offre à ses étudiants une large gamme d’options de logement : la famille d’accueil, la résidence étudiant, l’hôtel, l’auberge de jeunesse… ;
  • Un tour d’orientation de Rouen est organisé pour tous les nouveaux étudiants le premier jour de leurs cours ;
  • « French in Normandy » est ouverte toute l’année sauf 2 semaines des vacances de Noël, et les cours ne sont pas perdus pendant les jours fériés – ils sont rattrapés les jours suivants de la même semaine ;
  • L’école peut organiser pour vous un transfert d’un aéroport ou d’une gare à Paris ;
  • Lire et regarder des films en français peut vous aider à faire un progrès rapide dans l’apprentissage de la langue. L’école possède une petite bibliothèque avec des films, des livres et des bandes dessinées en français.

Qu’est-ce que je peux dire en conclusion ? Juste une chose.

Bienvenue à Rouen !

Et bienvenue à « French in Normandy » !

Rouen cathedral